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 Ahmès , /!\ Contact Létal

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MessageSujet: Ahmès , /! Contact Létal   Jeu 21 Juil - 11:51

Ahmès, /!\ Contact Létal



Nom: Naccu
Prénom: Ahmès
Age: Elle paraît la trentaine, mais elle a plusieurs centaines d'années derrière elle.
Catégorie: Apôtre
Sous genre: Hybride femme-serpent




"J'aimerai voir le monde dans un grain de sable, le paradis dans une fleur sauvage, tenir l'infini dans la paume de ma main, et voir l'éternité s'écouler en une heure." William Blake






Description physique


Ahmès est une hybrique: Son buste nu est celui d'une femme mûre mais ce qui à la place devraient être une paire de jambe se trouve être une longue queue couverte d'écaille. Elle est d'une beauté fatale. Au moindre contact, vous mourrez, empoisonnés. Car la belle est aussi vénéneuse. Tout en elle n'est que poison. Les fleurs fanent et les hommes tombent sur son passage. Son visage est figé comme de la pierre, affichant éternellement une mine tourmentée. Sa peau est aussi pâle que la mort, parfois verdâtre, clairsemée d'écailles. Ses cheveux sont longs, d'un vert pâle, arrangés   en quelques tresses collées, bien que la masse principale reste relâchée. Ses yeux, gris et froids, se perdent souvent dans le vague. Elle possède des gants métalliques pour minimiser la contamination qu'elle porte lorsque cela est nécessaire. Elle s'en voudrait de tuer un invité !





Description morale



Si autrefois Ahmès était une femme pleine de vie, enivrée par l'amour et se contentant de sa condition, elle est aujourd'hui bien différente. Elle culpabilise de la mort de son amant, à juste titre. Plus aucune vie n'a d'importance à présent, même pas la sienne. Loin d'elle l'idée de mourir ou de tuer le premier être à portée de crocs, elle a un devoir, et si arracher le dernier souffle de la vie  lui permet de s'y tenir, Ahmès n'hésitera pas un instant. Elle n'en est pas pour autant dénuée de sentiments. Au-delà de son indifférence à donner la mort se cache une lourde mélancolie, affichée sur son visage.  Elle se rattache à cette tristesse, sans vouloir l'oublier : cela lui rappelle le monstre qu'elle pense être. L'hybride est également timide et n'approche jamais de trop près les passants, mais est capable de réveiller un instinct animal sanguinaire sous le coup de la colère. Cynique, elle n'hésite pas à se moquer d'elle-même et des autres avec amertume. Elle refuse de nouer des liens trop serrés avec ceux qui l'entourent et a tendance à dramatiser à excès les situations réelles ou non. Tout comme les serpents, elle mût, se créer un nouvelle peau et régénère ses cellules. Elle est incapable de mourir de vieillesse.





Histoire



Les mères serpents abandonnent leurs œufs, et je n'échappais pas à la règle. Cela n'a à mon sens, rien de triste. C'est la situation dans laquelle j'a toujours vécu : la solitude. On prend son temps, on vit pour soit, c'est agréable. J'aurais cependant apprécié des réponses aux questions qui me trottaient dans la tête. Est-ce que ceci est normal ? Qu'est-ce que cela ? J'ai découvert le monde seule, émerveillée par la flore splendide puis horrifiée de découvrir que chaque chose se fane à mes côtés. Je m'aperçue que le venin fatal de mon corps se formait en grande quantité et qu'il suintait par les pores de ma peau, qu'il était dans mon sang et dans mes larmes… Et ça, était-ce normal ?

Je fis donc attention. Je prenais garde à ne blesser personne, à n'approcher aucun être vivant de trop près, je connaissais mes limites et m'y adaptais, cela ne me tracassait pas plus que cela, il suffisait de faire preuve d'un peu de vigilance : un accident est si vite arrivé…  Le monde est dangereux, on peut mourir d'une chute accidentelle à l'atterrissage violent ou d'une simple maladie mal soignée. Je ne me sentais pas plus dangereuse que n'importe qui, que n'importe quoi. Et malgré mon "handicap" je m'amusais comme tout le monde. J'explorais les alentours en restant sur les pavés de pierre. Je rencontrais régulièrement des gens courtois à mon égard, des enfants qui voulaient jouer avec moi, ne se souciant nullement de ma condition. J'étais alors insouciante, je riais et profitais de la vie sans avoir peur de la tuer. Puis je trouvai une vallée à la flore extraordinaire et décidais d'y rester. Je me rendis vite compte que la fleurs les plus délicates ne succombaient pas à mon poison. Elles s'y adaptaient. Il ne fallait pas non plus les y noyer ! Mais un léger contact ne produisait rien de fâcheux. J'avais trouvé le lieu parfait.

C'est alors que vint un homme. Grand, beau, brun, mystérieux… Ce fut un coup de foudre. J'eus alors peur, peur de moi-même. J'angoissais à l'idée qu'il ne rende l'âme par ma faute. Je pris conscience que j'étais nocive, inutile, monstrueuse. Je réduisais toute vie à néant sans le vouloir, je ne voulais pas gâcher la sienne. Je me cachai alors de lui et je l'observai discrètement. Mieux valait avoir l'air d'une file louche que d'une meurtrière. Bien évidement la phase "espionnage" ne dura pas longtemps puisqu'à l'époque, la furtivité était un don me faisant défaut. Il me remarqua, et il sembla que je lui plus car il revint pour me voir tous les jours suivant. Nous n'avions pas encore échangé un mot et je refusais catégoriquement de l'approcher. Je me posais un tas de questions : "pourquoi moi ? Il est vrai que, sans prétention, je suis belle. Mais tout de même ! Ne m'a t-il remarqué que pour mon aspect ? Et si il se moque en fait de moi ? Si il se mettait à me haïr en apprenant qui je suis ? Ne fuira-t-il pas quand il saura qu'il ne pourra jamais me toucher ?" Il n'en fut rien.

Un jour il vint une fleur étrange à la main. Une qui ne poussait pas en ces terres. Il se présenta. Il était horloger et vivait dans le village des poupées. Un homme charmant. Il m'avait vue seule chaque jours et souhaitait connaître mon nom. Une information sans grande importance qui me fut facile de délivrer. "Ahmès". Nous parlâmes de tout, de rien des heures durant. Il avait de l'humour et était prévenant, moi j'étais maladroite et pathétique. Le soleil déclinait , je n'avais pas vu le temps passer et nous étions toujours à dix mètres l'un de l'autre. Il devait partir mais voulu d'abord m'offrir sa drôle de fleur et la promesse de son retour dès le lendemain. Je refusais poliment, il insista, moi aussi, il finit par s'approcher et me tendit la fleur. J'y vis une opportunité de lui révéler mon secret - et puis je ne pouvais décemment pas décliner l'offre, il aurait sûrement mal compris le message. Je le regardai dans les yeux et effleurais des doigts les pétales de la plante, qui noircirent et tombèrent aussitôt. Je lui offrais un sourire triste :

"- Je vous l'avais dit… je ne peux accepter ce présent. Offrez-moi plutôt un caillou. Lui au moins ne mourra pas."

La surprise qu'il affichait sur son visage se transforma en un sourire malicieux :

"- Je reviendrais demain avec ce caillou que vous désirez. Au revoir !"

Il revint comme dit, une pierre dans sa main. Il me l'offrit. Il s'agissait d'une simple pierre qu'il avait sculptée en forme de rose. Et nous parlâmes.

Les mois suivant furent tout aussi merveilleux. Il me rendait visite, nous parlions sans jamais nous toucher, en restant à un mètre de distance. Ce que j'étais ne le gênait nullement et je l'aimait d'un amour réciproque. J'étais heureuse.

C'était l'époque où les vagues de meurtres sévissaient. Le poupées tuaient les habitants et les habitants se vengeaient sur les poupées. Je m'inquiétait pour lui qui vivait au milieu de ce désordre. Un jour il ne se présenta pas, ni les deux jours suivants. Que lui était-il arrivé ? Je partis au village des poupées un nœud au ventre. Je trouvais son atelier en demandant mon chemin aux passants et j'y entrais. Il n'y avait personne, sauf une poupée à moitié construite. Son horloge interne était posée sur a table à côté d'elle et des plans de construction. Curieuse, j'y jetais un œil. L'illusion se brisa. Il était à l'origine de tous ces meurtres. Il programmait les poupées pour tuer à la nuit tombée. Je me rendis compte que je ne le connaissais pas. Il me faisait peur. Je m'enfuis en larmes et retournais me terrer dans ma vallée.

Il vint deux jours plus tard. Deux jours durant lesquelles ma tristesse me broyait le cœur avant de se changer en colère à sa vue. Il souriait et cela me mit hors de moi. Je m'avançais, furieuse.

"-Mais qu'as-tu fait ?"

-"Euh.. Bonjour ? Je sais… je suis désolé, j'aurais dû te prévenir de mon absence, mais tu comprends, je créais la future gardienne du village. J'ai vu le Passeur ! En vrai ! Il pense qu'une gardienne pourrait réguler la vague de meurtres. Ce qu'on dit sur lui est vrai : Il est impressionnant !"

-"Mais tais-toi ! Je sais tout ! Je te déteste ! Pourquoi tu manipules les poupées ? Pourquoi tuer tant d'innocents ?"

-"…"

-"Mais réponds !"

-"Ecoute.. Je sais que vu de loin, cela peut paraître horrible et effrayant, mais ne vois-tu pas leurs potentiel ? Tout ce que je pourrais accomplir ? Le monde a besoin de ces poupées ! J'ai besoin de ces poupées !"

-"Arrête, je t'en prie…"

-"Non ! Je suis désolée.. Tu sais que je t'aime… mais je ne peux pas. Je dois continuer. Un jour le monde saura qui je suis ! Je vais créer une armée de poupées ! Je vais… Je vais les améliorer ! Ce n'est qu'un début, tu verras et tu seras fière de moi ! Nous pourrons vivre ensemble ! Ce sera merveilleux ! Ce projet est grandiose !"

Il souriait, euphorique, moi j'étais terrorisée. Il fallait l'arrêter. Je devais le tuer. Mais je l'aimais. Et c'est justement parce que je l'aimais que c'est moi qui le tuerai. Je m'avançais vers lui, au bord des larmes, mais décidée.

-"Qu'est-ce que tu fais ? Attends ! Reste où tu es ! Essaie de comprendre !"

Plus j'avançais, plus il tremblait.

-"Non ! Je t'aime ! Tu ne peux pas me faire ça ? Pourquoi tu ne vois pas mon œuvre ? Toi et moi, c'est…"

Je ne lui laissais pas le temps de finir. Je ne voulais pas en entendre plus. Je pris son visage entre mes mains e l'embrassais. Notre premier et dernier baiser. Il s'effondra inerte, mort, et les derniers lambeaux de mon cœur furent réduits en cendre.


Je n'ai jamais surmonté cette douleur. Je ne veux pas l'oublier, elle me rappelle de quoi je suis capable, qui je suis… un monstre. Je me conforte dans la solitude et je suis mon devoir. J'ai été choisie par la Passeur pour garder les richesses de la Vallée des Larmes, les protéger des voyageurs. Mais le plus dur est passé. Si il me faut tuer à nouveau, je recommencerais, sans peine cette fois… on ne peut pas détruire ce qui l'a déjà été.



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